Les retraités : une force syndicale pour la riposte
En 2013, le rapport de Yannick Moreau a marqué le début d’une offensive majeure contre les retraités. L’UCR-CGT (Union Confédérale des Retraités) a immédiatement dénoncé ces mesures, confirmées par les rapports de la DREES, comme une attaque frontale contre le pouvoir d’achat.
Les menaces identifiées sur le pouvoir d’achat :
Sous-indexation des pensions : Un gel ou une revalorisation minimale qui ne permet plus de maintenir le niveau de vie réel.
Hausse de la pression fiscale : * Passage de la CSG à 7,7 % (soit une ponction de 1,7 milliard d’euros).
Suppression de la demi-part fiscale pour les veufs, veuves et personnes isolées.
Suppression de l’abattement fiscal de 10 %, alourdissant la charge de millions de foyers.
Calcul des retraites dégradé : La sous-indexation des salaires pris en compte conduit à un constat amer : on cotise plus pour toucher moins.
Une stratégie de recul social
Pour la CGT, ces mesures répondent aux exigences de la Commission de Bruxelles et visent à accélérer la baisse du niveau de vie. L’allongement de la durée de cotisation et la modification du calcul des pensions des fonctionnaires forcent les agents soit à retarder leur départ, soit à accepter une retraite minorée.
Ces orientations sont en totale contradiction avec les engagements du Président de la République qui, en avril 2013, affirmait vouloir « répondre au mieux aux besoins et aux attentes des retraités ».
L’action au Conseil Régional : la création du collectif
Face à cette agression sociale, nos collègues retraités du Conseil Régional ne restent pas spectateurs. Ils ont décidé de créer un collectif de retraités au sein du syndicat pour :
- Informer les agents sur leurs droits.
- Mobiliser les retraités et les actifs (car le futur retraité est l’actif d’aujourd’hui).
- Organiser la riposte pour défendre le niveau de vie de toutes et tous.
