La CGT Grand Est a appelé au rassemblement pour l’emploi et la reconquête industrielle jeudi 11 juin devant le conseil régional à Metz

Notre région fait face à une vague de plans de licenciements et de fermetures de sites d’une ampleur rarement égalée, touchant de nombreuses filières industrielles du Grand Est : automobile, bois, chimie, métallurgie, papier-carton, textile, transport, sidérurgie, etc. Plusieurs milliers d’emplois sont directement menacés.

La CGT approuve la tenue d’une séance plénière du Conseil régional consacrée à l’industrie le 11 juin, comme elle avait soutenu les deux précédentes assises de l’industrie. Encore faut-il que les décisions qui seront prises soient efficaces pour le maintien et le développement des emplois industriels.

Notre région a besoin d’une industrie forte et de services publics capables d’assurer le développement économique et social des territoires. Or, la réalité est que la région importe une grande partie des produits industriels qu’elle consomme, tandis que les stratégies financières des directions d’entreprises, soutenues par les pouvoirs publics, favorisent les délocalisations vers des pays à bas coûts.

Il faut défendre nos emplois !

La recherche de rentabilité à court terme menace les emplois et l’avenir de nombreux sites industriels, parfois malgré l’existence de projets alternatifs portés par les salariés concernés avec la CGT. Pourtant, les luttes se multiplient, à l’image des salariés d’ArcelorMittal, qui seront également mobilisés le 11 juin devant l’Assemblée nationale pour exiger la nationalisation du groupe.

Mais aussi des salariés de la Fonderie de Lorraine à Grosbliederstroff (57), d’Indorama à Longlaville (54), d’Aube Tricotage à Sainte-Savine (10) ou encore de Dumarey à Strasbourg (67), qui s’opposent aux suppressions d’emplois.

La cgt a des propositions !

Pour enrayer cette spirale, la CGT revendique une véritable politique industrielle répondant aux besoins sociaux et aux défis environnementaux. Les luttes et la détermination des salariés permettent d’obtenir des résultats.

Le projet industriel ORION, porté par la CGT de PAM TUYAU (54), est l’exemple parfait. Il consiste à remplacer les hauts-fourneaux de l’usine de Pont-à-Mousson par un four à arc électrique, représentant un investissement estimé à 180 millions d’euros.

Prévu pour une mise en service en 2028, ce nouvel équipement permettra une réduction massive des émissions de gaz à effet de serre tout en maintenant les emplois.

Oui, d’autres choix sont possibles. L’intervention des salariés à travers la mobilisation du 11 juin sera déterminante.

La cgt porte les propositions suivantes :

  • Un moratoire sur les licenciements afin de sauvegarder les emplois, les qualifications et les compétences.
  • Un véritable contrôle des aides publiques aux entreprises, avec la mise en place d’une commission régionale de contrôle et de conditionnalité des aides publiques.
  • La production d’un petit véhicule électrique et hybride accessible à tous et produits dans la région Grand Est.
  • L’acier demeure un matériau essentiel à notre économie. Nous défendons le projet d’une aciérie électrique travaillant en synergie avec le site d’ArcelorMittal Gandrange et les ex-salariés de NOVASCO, au regard de leur savoir-faire, ainsi que la nationalisation d’ArcelorMittal.
  • Dans la filière Champagne, il s’agit de renforcer la traçabilité sociale et le respect des droits humains à travers la création d’un label « Haute Valeur Sociale ».
  • La création, dans le Grand Est, de trois filières stratégiques autour de l’hydrogène, du lithium et du recyclage des métaux critiques.
  • Pour le financement des projets industriels, nous proposons la création d’un fonds d’investissement régional alimenté par les entreprises, la Région et l’épargne des particuliers sous conditions.
  • L’adoption d’une loi encadrant les relations entre donneurs d’ordres et sous-traitants.
  • La création d’un pôle public du transport de voyageurs et de marchandises afin de répondre aux besoins des populations et de l’économie.

Une délégation a été reçue par les représentants du Conseil régional du Grand Est.

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