Dégradation des conditions de travail : une situation qui perdure au boulevard de Trèves à Metz
Un exemple criant de double discours de notre employeur, d’un côté on nous parle de modernité, d’efficacité et de rigueur et de l’autre des agents travaillent sous des plafonds écroulés et des fuites aux climatiseurs et qui n’ont même plus accès aux toilettes. Tout cela dans le silence ou presque.
Quand le discours est à ce point en décalage avec le réel, cela pose un énorme problème. La perte de confiance en la hiérarchie se rajoute à la perte de sens au travail. Le cocktail est explosif pour la santé et le moral des agents. Il faut que cela change !
La CGT du Conseil régional Grand Est a été contactée par des agents qui n’ont que très peu d’informations de la part de la direction sur la situation, plusieurs collègues sont inquiets de voir s’installer des mesures provisoires et de ne pas voir se mettre en place une résolution pérenne des problèmes.
Rappel des faits, dans le bâtiment B4, le plafond d’un bureau s’est effondré au mois de novembre 2025. Pourtant, les agents avaient déjà alerté depuis plusieurs mois sur les fissures et l’état du plafond ; une demande d’intervention avait été réalisée et clôturée, sans suite.
Les agents occupants du bureau n’étaient pas présents au moment de la chute du plafond, mais auraient pu être blessés. Il a alors été indiqué aux agents qu’un devis avait été réalisé depuis plusieurs mois, mais que les crédits nécessaires à sa signature n’étaient pas disponibles.
Aucun point d’information exhaustif n’a été réalisé depuis, laissant ainsi les agents seuls avec leurs craintes. Depuis, ce n’est qu’après relance de la part des supérieurs hiérarchiques que des informations ont été délivrées, au compte-gouttes.
Les agents ont fini par avoir un mail global de la part de la direction générale plus de 6 mois après l’effondrement du plafond, alors que des rumeurs persistantes sur un déménagement des agents au lycée Schuman de Metz semblaient à l’ordre du jour, pour des raisons de sécurité. L’information ne semble pas avoir été confirmée ou infirmée.
Les risques physiques encourus par les agents lors de l’effondrement n’ont jamais été évoqués, la situation est toujours présentée comme normale, sous contrôle, alors que la situation du bâtiment se dégrade depuis de nombreuses années
Des témoins ont été mis en place sur les fissures apparentes des murs 6 mois après l’effondrement du plafond, afin de vérifier qu’elles ne s’agrandissaient pas (ce manque de réactivité ne nous a pas rassuré). Des collègues agents spécialisés en bâtiment ont évoqué le fait que ces témoins avaient été posés sur des fissures dans le placo, et donc sans lien avec le risque d’effondrement de la structure. La crainte d’un accident grave s’en est trouvée renforcée.
De nouveaux étais ont été posés ces dernières semaines (soit près de 9 mois après l’effondrement). Leur taille est impressionnante et montre bien la gravité de la situation, a priori sous-estimée jusqu’à présent.
Par ailleurs, la situation des sanitaires hommes devient préoccupante : les toilettes du B3 et B4 sont condamnés depuis l’effondrement du plafond il y a près d’un an ; les urinoirs du B2 sont condamnées depuis plus de 2 ans, ceux du B5 depuis plus de 6 mois. Ce sont donc plus de la moitié des toilettes hommes qui sont hors service depuis plusieurs mois.
Suite à des demandes d’intervention, il a été répondu aux agents que, concernant les urinoirs, l’évacuation était totalement bouchée, et nécessitaient de gros travaux. L’absence d’action et de communication sur le sujet ne fait que renforcer les craintes sur un déménagement.
Les climatisations fuient, parfois au-dessus des bureaux et donc de sources d’électricité. La solution apportée a été de mettre des poubelles en dessous des grilles et de les vider régulièrement. La situation se produit depuis plusieurs étés, mais cela s’est accentué cette année.
Ce bâtiment ne semble pas être la priorité de la Région. Il y a une vraie inertie sur le sujet. Les agents ont l’impression d’être destinataires d’éléments de langage, pas forcément compréhensibles et ne répondant pas à leurs questions légitimes.
Les agents basés dans ces bâtiments ont perdu confiance dans le discours de notre employeur, cela fait des mois qu’on leur dit que tout est sous contrôle et pourtant ils travaillent dans des conditions inacceptables.
La CGT fera remonter ces dysfonctionnements afin d’apporter à nos collègues des réponses claires et surtout des actes permettant aux agents de travailler dans de bonnes conditions.
Si vous travaillez dans ces bâtiments ou dans d’autres bâtiments du Conseil régional Grand Est qui sont dégradés au point de compromettre vos conditions de travail et votre sécurité, contactez-nous cgt.cr.grandest@gmail.com – Nous vous garantissons l’anonymat de vos témoignages.
