Agir pour la résorption de la précarité
La CGT dénonce le taux alarmant de précarité dans la Fonction Publique Territoriale, où plus de 30 % des agents sont non-titulaires. Pour nous, seule une loi de titularisation ambitieuse garantira un avenir stable et des garanties collectives aux agents.
Nous réaffirmons le principe fondamental du Titre I du Statut Général (loi du 13 juillet 1983) : les emplois permanents doivent être occupés par des fonctionnaires.
La CGT revendique :
La limitation stricte du recours aux agents non-titulaires via des modifications statutaires.
Une loi de titularisation pour intégrer les 500 000 agents contractuels de la Fonction Publique.
Le renforcement des droits sociaux pour améliorer immédiatement le quotidien des agents non-titulaires.
Action au Conseil Régional Grand Est
Au début de l’année 2022, la CGT a obtenu la tenue de réunions spécifiques sur la déprécarisation, afin d’aborder ce dossier sous ses angles politiques et techniques.
Lors de deux rencontres avec la DRH, nous avons porté deux exigences :
Obtenir des réponses concrètes pour des collègues dont la situation est injuste.
Échanger sur les orientations de la collectivité en matière de recrutement.
Un constat de terrain : La CGT a présenté une liste de plus de 50 agents dont la situation est jugée non conforme. Certains sont en contrat depuis 5 ou 6 ans sans perspective de titularisation. Pire, malgré des évaluations positives, ils ne sont pas priorisés lors des recrutements permanents.
Perspectives et négociations
Suite à notre rencontre avec le Conseiller Régional délégué au personnel, les lignes semblent bouger. La CGT réclame depuis longtemps des solutions concrètes :
Priorité au recrutement interne : Donner un avantage réel aux agents contractuels en poste depuis plus d’un an face aux candidatures externes.
Suivi du processus : Nous devons désormais négocier les modalités, le calendrier et les étapes de la “stagiairisation”.
Recrutement : défendre le principe du concours
L’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 fonde l’accès aux emplois publics sur les « vertus » et les « talents ». Ce principe repose sur le concours (externe, interne ou 3ème voie).
La CGT revendique :
Le concours comme mode unique de recrutement, seul garant de l’égalité d’accès à l’emploi public statutaire.
Des concours basés sur des épreuves, alliant systématiquement une admissibilité écrite et une admission orale.
L’ouverture à tous les citoyens (sans condition de nationalité) avec une organisation centralisée par les Centres de Gestion.
Une liste d’aptitude transparente, établie selon le classement des lauréats par ordre de mérite (notes) et limitée aux postes vacants.
L’obligation de recrutement : l’employeur doit recruter dans l’ordre de la liste principale. Une liste complémentaire doit être activée pour pallier les désistements.
