Instance CST • Intervention CGT

Autorisations Spéciales d’Absence : l'intervention de la Cgt en CST

Monsieur le Président,

Ce texte sur les autorisations spéciales d’absence nous est imposé par un décret national. Ce n'est certes pas notre collectivité qui a rédigé ces règles ministérielles, mais c’est bien ici, dans cette instance qu'on nous demande d'entériner la régression la plus froide et la plus brutale pour le quotidien des agents.

On nous dit que les directives nationales ferment la porte, qu’il n’y a aucune marge de manœuvre et qu’il faut appliquer ce cadre rigide sans discuter.

Mais derrière les textes, les décrets et les circulaires ministérielles, il y a la réalité des agents, de nos collègues dans les services et dans les lycées. Il y a des femmes et des hommes avec des vies réelles.

0 Jour Mariage d'un enfant
Droit supprimé Deuil des grands-parents
Obligatoire Tout refus écrit & motivé

Un cadre profondément inhumain et une négation de la vie des familles

Ce cadre national est profondément inhumain. Comment peut-on expliquer à un agent que demain, être présent au mariage de son propre enfant ne mérite même plus un jour d’autorisation spéciale d’absence .

Comment osez dire à un collègue qui perd un grands-parents que sa peine ne compte plus et qu’il n’a droit à rien pour accompagner son proche dans son dernier voyage.

Et pour les derniers droits qui subsistent, on brandit la nécessité de service comme une menace permanente. Que les choses soient claires, la nécessité de service n’est pas un mot magique pour tout refuser d’un revers de la main. Si ce motif est mis en avant en raison du manque d'effectifs sur le terrain, ce n’est en aucun cas la responsabilité de l’agent, et ce n’est pas à lui d’en payer le prix .

Le décret l'impose noir sur blanc : tout refus doit être écrit et motivé, et la CGT veillera scrupuleusement à ce que l'arbitraire ne s'installe pas dans les couloirs.

Traiter les moments forts d'une existence , la joie d'un mariage, la maladie d'un enfant ou l'épreuve d'un deuil , comme une simple charge pour les collectivités, c'est une négation pure et simple de la vie des familles. C'est un retour en arrière inadmissible.

C’est pour quoi même si ce texte vient de Paris, alors que le conseil commun de la fonction publique doit se réunir à nouveau pour débattre sur ce sujet, la CGT refuse d'en être le relais docile. Jamais nous ne voterons pour retirer des droits aux agents et cautionner une vision aussi inhumaine du travail .

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