Santé, sécurité et conditions de travail des agents régionaux
Mme la Présidente,
En cette période difficile, la CGT est aux côtés des lycéens, des étudiants et aux côtés des agents de la Région Grand Est !
Agents en première ligne face aux tensions
Dans notre région et partout en France, les tensions et blocages se multiplient. Face aux dégradations matérielles, aux feux et aux heurts aux abords des établissements, ce sont nos collègues de la Région Grand Est qui se retrouvent en première ligne.
À l’accueil et partout dans les bâtiments, exposés aux violences et aux gaz lacrymogènes, nos collègues subissent de plein fouet une situation dont elles et ils ne sont pas responsables. Déjà frappés par le sous-effectif chronique et la dégradation des conditions de travail, les agents régionaux ne doivent en aucun cas être exposés et victimes des violences. La CGT leur apporte son soutien indéfectible et exige de la Région et de l’autorité fonctionnelle, qu’ils puissent réaliser leurs missions en toute sécurité.
« Lors de fermetures d’établissements pour dégradations ou intrusions les élèves et les professeurs ont été invités par les proviseurs à rentrer chez eux mais pas les agents, qui en restant sur place sont potentiellement en danger. »
Lors de fermetures d’établissements pour dégradations ou intrusions les élèves et les professeurs ont été invités par les proviseurs à rentrer chez eux mais pas les agents, qui en restant sur place sont potentiellement en danger.
Pour quelles raisons les agents devraient rester sur place ?
Lors de ces fermetures, et que les agents restent en poste, alors que le système sécurité incendie est hors service, dans quelle position se trouve l’employeur ? N’est-ce pas une obligation de tout employeur de veiller à la santé physique et mentale de ces agents ? Car dans cette situation, ce n’est pas le cas. Nous vous rappelons que lors du passage de la commission de sécurité, l’autorisation d’accueillir du public est cautionnée par le bon fonctionnement de tous les organes de sécurité y compris la SSI.
Dégradation des lycées et baisse des moyens
Cette situation n’est pas un hasard. Une partie des revendications des lycéens et des étudiants porte sur l’état déplorable de certains lycées.
Les moyens tant financiers qu’humains sont en baisse constante depuis des années. Les budgets dédiés sont régulièrement réduits.
Les lycéens et les professeurs se plaignent régulièrement de l’état des sanitaires, du froid en hiver et de la chaleur en été.
Les équipes de maintenance sont réduites à peau de chagrin et les équipes EMOP n’ont pas les moyens de fonctionner correctement.
Tout comme notre collectivité, les dotations de l’Etat sont aussi en baisse, on voit le résultat aujourd’hui.
Urgence climatique et plan canicule
L’année 2026 a pulvérisé tous les records de chaleur. Allons-nous attendre tranquillement sans agir la prochaine vague de canicule ?
Nous savons tous que ces épisodes caniculaires sont amenés à se répéter dans les années à venir. Il faut maintenant se doter d’un vrai plan d’action ambitieux afin de protéger au mieux les agents des effets de la canicule.
Après une consultation large des agents, la CGT a recensé des besoins et des demandes :
- •Aménagement des activités et des horaires en rapport avec les aléas climatiques
- •Adaptation des EPI,
- •Equipement de chaque lieu de travail d’au moins une pièce climatisée afin que les agents puissent s’y réfugier pour se rafraîchir
- •Les plonges et les lingeries des lycées sont un enfer, plus de 50 degrés avec un taux d’humidité très élevé. Ces lieux doivent être dotés en priorité de moyens d’extractions d’air et de ventilation « industrielle ».
- •Les agents des sites administratifs doivent pouvoir bénéficier de jours de télétravail supplémentaires sans quota et sans conditions en cas de fortes chaleurs.
La CGT estime que l’administration n’a pas été au rendez-vous lors de ces périodes de chaleur et encore moins sur la période de tension actuelle. Il s’agit pour la CGT d’une question primordiale de santé et de sécurité au travail.
Merci Mme la Présidente
